La fête de la Francophonie

Posté par Constanta-Ecaterina Naidin le 3 juillet 2011

Cette année, la fête de la Francophonie nous a donné de nouveau l’occasion d’exprimer notre attachement au français.

Les activités que nous avons organisées sont d’autant plus importantes pour nous qu’elles s’inscrivent dans le cadre des manifestations que nous avons prévues à l’issue du stage en France.

Tout d’abord, il y a eu ma participation au Séminaire international de recherche organisé par la Faculté des Lettres de l’Université de Craiova et qui a réuni, sous les auspices de l’Année internationale de la Jeunesse (août 2010 – août 2011) et de la Journée de la francophonie, des chercheurs de quatre universités européennes (l’Université catholique de Louvain, Louvain-la-Neuve, l’Université de Bourgogne, Dijon, l’Université de Sibiu, et l’Université de Craiova).

Ce fut pour moi une excellente occasion de revoir certains de mes professeurs de l’Université de Craiova, dont je suis très fière d’être l’humble disciple, et la chance qu’ils m’avaient donnée de présenter mon étude sur « L’expression des relations temporelles dans un texte communautaire relatif au programme Jeunesse en action » dans le cadre des travaux du Séminaire a été pour moi un grand honneur et une opportunité d’affirmer un autre côté de mes préoccupations professionnelles.

http://cis01.central.ucv.ro/litere/activ_st/jir.2011.%20projets%20de%20recherche.pdf

Il y a eu ensuite notre participation au concours Olyfran. Les résultats que nous avons obtenus peuvent être connus en suivant le lien « Nouveautés OLYFRAN » figurant sur ce blog.

Enfin, nous avons donné cours à l’invitation du Centre culturel français de Timișoara de jouer avec « les dix mots de la francophonie » et de prendre part au concours « Sur les planches avec les dix mots de la francophonie ». Le jury a malheureusement trop longtemps délibéré et les résultats nous sont parvenus après la fin de l’année scolaire. Ce retard nous a  été quand même favorable et notre expression artistique a éte récompensée du « Prix du meilleur scénario ».

Ce prix nous rend très heureux, car nous avons beaucoup « peiné » pour ressembler à de vrais acteurs et, malgré l’imperfection de la prononciation de mes élèves, j’insère ici le petit film et le projet que nous avons « concoctés » pour entrer dans ce concours.

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L’histoire marrante d’un grand savant

L’Auteur

(assise sur une chaise, devant la scène)

Je vous dirai l’histoire marrante
D’un grand savant
Qui maîtrisait avec aisance
Quelques sciences,
Dont cinq exactes et trois humaines !
Ce phénomène
Savait par cœur beaucoup de poèmes,
Connaissait plein de théorèmes,
Agençait n’importe quel système
Et remplissait tous les barèmes.
Quand même, il y eut un grand problème
Le jour où ce cerveau suprême
Tomba dans une angoisse extrême
Liée au sort de son savoir
Et aux effets de son pouvoir.
Voilà donc notre champion
Terrassé par les questions.

Le Savant

(préoccupé et pensif)

Ma science est un athénée,
Mais je reste devant ses propylées
Et comme un humble coryphée
J’entends le chœur de mes pensées.
Ce sont des filles bien élevées
Qui rêvent de cimes et de sommets
De faîtes, de pics et d’apogées.
Oh, les voilà, mes douces fées,
La brave cordée de mes pensées !
Qu’en dites-vous, mes chères déesses ?
Quel est le sort de ma sagesse ?

La Certitude

(fière, convaincante)

Comme première de la cordée
Je crois pleinement à mes idées !
Cherché-je ma gloire comme un artiste ?
Je reste un âpre alpiniste.
Pleuré-je secoué de peur ?
Je reste un brave varappeur.
Traversé-je les abîmes en pendule ?
Je reste un vaillant funambule.
Je suis grimpeur, escaladeur,
La crête reste mon seul bonheur.

L’Hésitation

(méfiante)

Sisyphe aussi gravit son mont
Y charriant vainement son roc.
Suis-je moi-même un tel Sisyphe
Devenu, pour son péché, captif
D’une illusoire ascension ?
Ma science est-elle la bonne raison
De m’éloigner de tous les hommes ?
J’entends parfois leurs jugements
Qui ne me sont pas bienveillants !

La Possibilité

(découragée)

Il se peut que tous ces gens-là
N’aient jamais entendu de moi
Que le fil vers mon empyrée
Soit pour eux un fil d’araignée.
Tout comme il est bien possible
Que je sois pour eux imperceptible
Qu’ils comprennent pas mon sacrifice
Et qu’ils ne soient jamais complices
Au couronnement de l’édifice
Que je bâtis d’une main matrice
Juste au-dessus du précipice ?

La Probabilité

(triste)

Tout comme il est bien probable
Qu’ils ne comprennent pas mes vocables
Trop recherchés, quand je m’exprime.
Je cherche la cime, ils voient l’abîme.
Et me voilà, pusillanime,
De  mon propre savoir victime.

L’Exhortation

(assurée)

Hélas, faut pas plaindre mon sort !
Si je ne fais aucun effort,
Personne ne comprendra vraiment
Tous mes projets bienfaisants.
Dans ma coquille de petit-gris,
Préoccupé de mon hoirie,
J’ai oublié la grande voirie
Que je dois à toutes mes théories.
Si je veux qu’elles soient acceptées
Il ne me faut qu’à réseauter.
Dans mon dédale pourvu d’arcanes
Je tendrai les fils d’Ariane.
Je vais parler obligeamment,
Pour vivre harmonieusement,
A tout confrère, à tout savant,
À tout homme et à tout enfant.

Le Savant

(optimiste)

Tu as raison, ma douce fée,
Voilà la clé de mon succès !
J’ouvre la porte de mon foyer,
Un hébergement très accueillant
Qui loge mon âme et mon jugement.
Et pour atteindre cette étape
Je commencerai par une agape,
Avec beaucoup d’intelligences,
Bien arrosée de science,
Chef-d’œuvre de bienséance !
Où tous seront de bonne humeur

Venez, vous-mêmes, les spectateurs !

fichier pdf Les dix mots de la Francophonie

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