Stage de méthodologie pour professeur de FLE

Posté par Constanta-Ecaterina Naidin le 12 novembre 2010

« À nous, Paris! », me suis-je dit ce dimanche 14 février 2010 où, comme un « Rastignac du deuxième sexe et du vingt et unième siècle », la formule employée par Bernard Pivot pour décrire, sur le modèle du héros de Balzac, quelques pauvres fourmis qui voulaient quand même « s’enrichir à tout berzingue », je débarquais dans cette ville ayant l’ambition de m’enrichir des belles sonorités de la langue française. Dans ce but, j’avais choisi le « Stage de méthodologie pour professeur de FLE » proposé par l’École de langues Accord de Paris et j’avais fait de mon mieux pour obtenir une bourse auprès de l’ANPCDEFP (Agence nationale pour les programmes communautaires dans le domaine de l’éducation et de la formation professionnelle) de Roumanie, et ce, en suivant avec attention les informations fournies sur le site de l’agence et en postulant avant le 15 septembre 2009. Et j’ai eu la chance de voir ma candidature approuvée et, de plus, financée de deux sources : Comenius-LLP et FSE-POSDRU.

Ce stage comprenait un très prometteur module portant sur les « stratégies d’apprentissage et d’enseignement de l’oral », un atelier de « culture et civilisation » et des « sorties culturelles » diverses. Pour une passionnée de l’expression écrite du français, comme je m’enorgueillis de l’être, ce séjour culturel au sein de cette école devait pallier mes discontinuités d’expression orale et remédier à la lenteur de mon rythme verbal.

J’étais pour la première fois à Paris pour une période plus longue de… deux heures. Avant, j’avais eu trois fois l’occasion de voir Paris, mais comme j’étais toujours entre deux avions qui devaient m’amener soit au sud de la France, soit au Québec, j’avais dû me contenter de l’admirer de l’aéroport.

Et il m’est arrivé de tout aimer, dès que je suis montée dans la navette me conduisant vers le centre de la ville : la bruine qui tombait dru et qui était mille fois plus douce que le sauvage blizzard que j’avais laissé en Roumanie, le défilé des immeubles qui, chose étrange, me paraissaient bien connus, la petite chambre que ma famille d’accueil avait réservée pour moi dans son superbe appartement haussmannien, les voix qui susurraient autour de moi, caressant mes oreilles de voyelles et de consonnes melliflues que j’essayais de… voir et d’intégrer dans des mots ou des phrases. Eh bien, oui, mes yeux étaient beaucoup plus vigilants que mes oreilles qui, gâtées, imploraient mon regard perçant d’ignorer les fautes d’orthographe que la Ville de Paris avait généreusement parsemées sur les poteaux indicateurs.

Le lendemain, j’allais découvrir l’école Accord. Elle s’est montrée… en accord avec mes attentes : des salles de cours spacieuses et équipées de matériel audiovisuel, une cafétéria dotée de distributeurs de boissons chaudes et froides, un espace cybercafé avec six ordinateurs et accès gratuit à internet, un espace d’études avec une bibliothèque, un personnel souriant et plein de sollicitude. De plus, un choix attentif des activités proposées, issues d’une pédagogie innovante : réflexion sur les pratiques de classe des professeurs stagiaires, analyse des principes de l’approche communicative, analyse des étapes d’une unité pédagogique, observation de classe, réflexion sur le rôle et la place de l’enseignant dans le cadre de l’approche communicative, stratégies d’enseignement et stratégies d’apprentissage au travers d’activités permettant de motiver l’apprenant, didactisation de différents documents authentiques oraux et écrits, distribution de sitographie, « tout en utilisant comme supports pédagogiques des extraits de documents créés par les francophones pour les francophones ». Ajoutez-y les visites guidées et les sorties culturelles et vous aurez le tableau d’un programme de cours très riche. Un peu trop riche, dirais-je, comme un professeur qui aurait voulu renoncer un peu à son statut, s’éloigner des devoirs et flâner à son gré dans les rues, les ruelles ou les venelles de Paris. Heureusement qu’on a eu un formateur très dynamique, M. Laurent Bailleul, qui a conduit en bon pédagogue notre formation, et qu’on a pu confronter nos savoirs et nos expériences professionnelles à des collègues venues de Pologne, d’Italie, de Belgique, de Suède et même de Tanzanie. Elles étaient toutes des bénéficiaires de bourses Comenius, à l’exception de la collègue de Tanzanie qui était arrivée au titre d’un programme de formation spécifique à son pays.

La découverte de Paris nous a été facilitée par les trajets proposés par notre formateur, chacun sur un thème à part : « Le Paris du crime », c’était bien captivant, alors que « Le Paris des étudiants » était instructif et intéressant.

 Nous en avons rapporté plein d’idées pour animer nos classes, beaucoup de matériel pédagogique applicable en classe de FLE, des supports théoriques intéressants et utiles à la fois et… le désir de revenir un jour dans cet établissement pour un autre type de formation et probablement toujours à l’aide des agences Socrates de nos pays.

À bientôt, Paris ! Au revoir, Accord !

 

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